Constipation et ostéopathie

La constipation est un trouble digestif assez répandu puisque 20 % des Français, quel que soit leur âge peuvent en être victime. Ce sont les femmes qui sont les plus touchées par les problèmes de constipation et l’ostéopathie peut apporter une solution à ce problème.

Ce que l’on désigne habituellement par constipation est une difficulté à expulser les selles.

En réalité, médicalement parlant, il s’agit surtout d’un ralentissement anormal du transit qui s’associe à une diminution (en quantité ou en fréquence) de la quantité des selles émises.

Le corps médical estime qu’il y a véritablement une constipation problématique lorsque les selles sont inférieures à 3 par semaine.

Deux grands facteurs sont à évoquer pour expliquer le phénomène de la constipation :

  • l’alimentation
  • les facteurs émotionnels

Le facteur alimentaire

En naturopathie, on estime que la constipation survient lorsque les capacités d’évacuation intestinale ne peuvent plus être assurées. Ce système, débordé, finit par se bloquer.

Finalement, on se retrouve avec une paresse intestinale (du côlon surtout) et un dessèchement progressif des selles, ce qui complique leur expulsion.

Outre l’alimentation qui doit être régulée, les ostéopathes peuvent intervenir pour relancer la motricité colique.

Un ensemble de techniques viscérales existent pour :

  • redonner sa mobilité au côlon ;
  • relancer la motilité du côlon ;
  • décongestionner et lever les adhérences au niveau du sigmoïde (partie terminale du côlon, juste avant le rectum) ;
  • équilibrer le cadre colique (composé de trois segments : côlon ascendant, transverse et descendant) ;
  • équilibrer le côlon par rapport aux organes environnants (intestin grêle notamment) ;
  • harmoniser les fasciæ reliant le côlon à la paroi postérieure de l’abdomen ;
  • favoriser la bonne vascularisation abdominale.

Bien entendu seules les techniques correspondant au patient pris en charge seront à mettre en œuvre et pas toutes.

De même, en fonction de la personne traitée, il faudra procéder, en plus des techniques d’ostéopathie viscérale, à des techniques d’ostéopathie structurelle, visant, en l’occurrence, à corriger les vertèbres lombaires et à redonner toute sa mobilité au bassin (si besoin est).

L’ostéopathie crânienne, enfin, sera intéressante pour réguler l’innervation du côlon et assurer son bon fonctionnement, en harmonie avec le MRP.

Le thérapeute sera amené, en fin de consultation, à donner quelques conseils au patient. Il s’agira surtout de penser à :

  • boire régulièrement ;
  • éviter les aliments raffinés (sucre blanc, alcool, fritures, graisses, etc.) ;
  • privilégier les aliments complets :
  • consommer des fruits tels que la pomme, la cerise, le pruneau ;
  • consommer, de manière générale, des aliments contenant des fibres

Le facteur émotionnel

Le facteur émotionnel et le stress ne doivent pas être négligés dans le traitement de la constipation. Ils sont essentiels.

La constipation sera liée à un conflit dit « de crasse », un sale coup qu’on ne parvient pas à dépasser, c’est-à-dire à évacuer, à oublier.

Globalement, les personnes sujettes à la constipation ont vécu un événement marquant, un choc émotionnel qui ne parvient pas à être pardonné.

Il peut s’agir de :

  • quelque chose de très ancien qui précède l’apparition des symptômes ;
  • d’un événement récent (qui sera survenu lui aussi avant la constipation) ;
  • d’une accumulation de petites crasses successives.

Dans tous les cas, il sera important pour le patient de verbaliser le problème. Par ailleurs, en réalisant un travail d’ostéopathie crânienne on peut parvenir à faire diminuer le stress qui a souvent un rôle à jouer dans le phénomène de constipation.

Publicités